Le Sundep reçu au Ministère et au Rectorat de Créteil

Article de Marlène Gracia paru dans Contrepoint, le journal du CréSEP réservé aux adhérents
vendredi 29 juin 2018

Le 9 mars, une délégation du Sundep a été reçue au ministère de l’Éducation Nationale, dans les locaux de la Direction des Affaires Financières (DAF). Marlène Gracia, du CréSEP, en faisait partie et a pu rencontrer le sous-directeur en charge de l’enseignement privé.
Le 29 mars, trois militants du CréSEP, Rose-Marie Blasco, Thierry Gély et Marlène Gracia ont également été reçus par le secrétaire général adjoint, Directeur des Ressources Humaines du rectorat de Créteil.
Ces deux audiences ont permis de porter en haut lieu nos revendications concernant le statut des maîtres du privé sous contrat, les inégalités de salaire entre DA du privé et contractuels du public, le respect de la laïcité ou encore la discrimination à l’encontre des DA en congé maternité au moment de la rentrée scolaire. Des cas personnels ont aussi pu être évoqués. Certains combats devront être menés plus haut ; nous vous en rendrons compte ultérieurement.
Voici en bref quelques informations intéressantes. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez davantage d’explications.

Travail le 8 mai

Certains chefs d’établissement ont annoncé que le 8 mai serait travaillé... C’est illégal. On ne travaille pas un jour férié ! Le rectorat a confirmé qu’aucun retrait sur salaire ne serait opéré pour absence de maître ce jour-là !

Laïcité

De plus en plus d’adhérents nous font remonter des cas de non-respect de la laïcité dans les établissements. Sous couvert du caractère propre, les directions banalisent, par exemple, des journées entières de cours afin de faire participer les élèves à des activités religieuses.
Rectorat et DAF sont tout à fait prêts à intervenir auprès des établissements à condition d’avoir des éléments concrets. N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire remonter des faits précis !

IMP

Au Ministère, la DAF indique qu’il n’y a pas d’enveloppe spécifique allouée aux rectorats pour les IMP. Ces Indemnités pour Mission Particulière font partie du volume d’heures global et les rectorats se débrouillent pour en garder et les attribuer en IMP. Pour la DAF, le texte est clair : le chef d’établissement du privé doit consulter ses professeurs pour l’attribution de ces IMP. Il faut le rappeler aux directeurs le cas échéant.
Par ailleurs, au Rectorat, la cheffe de division de l’enseignement privé nous informe qu’il n’y a pas beaucoup de demandes de chefs d’établissement concernant ces IMP. N’hésitez pas à en faire la demande auprès de votre direction pour des missions en dehors du face à face pédagogique, telle la coordination d’une discipline, d’un cycle ou le poste de référent culture, informatique...
Pour plus de transparence, le CréSEP a demandé au rectorat la mise en place d’un document stipulant au maître concerné qu’il percevait une IMP et la mission y afférant. L’attribution opaque et aléatoire des IMP par les chefs d’établissement doit cesser. Bien sûr, aucune mission particulière ne peut vous être imposée.

I-professionnel

De plus en plus de démarches se font à travers I-professionnel, comme la candidature à la classe exceptionnelle cette année. Or, de l’aveu même de la DAF, cette plate-forme est « pour le moment mal gérée ».
La structure d’I-professionnel relève du national. Fait aberrant : l’équipe de la DAF n’y a pas accès directement ! Ses agents travaillent donc à partir de captures d’écran pour voir à quoi ça ressemble...
La mise à jour des informations concernant les maîtres est, quant à elle, académique. Si vous constatez des informations erronées sur votre situation, il faut envoyer un message électronique via la plate-forme. Ce mail sera reçu par le gestionnaire de votre établissement. À noter : les mails sont centralisés avant d’être triés par dossier pour chaque gestionnaire. Cela prend donc du temps. En cas d’urgence, adressez-vous directement au secrétariat de votre établissement afin qu’il contacte le gestionnaire.

Des chiffres parlants

À la DAF, 27 personnes s’occupent de l’enseignement privé, contre 300 agents pour l’enseignement public, soit 10 fois moins de personnes alors qu’il y a seulement 5 fois plus d’élèves dans le public que dans le privé. Cette disproportion entraîne des retards dans bien des domaines pour les maîtres du privé : parution des circulaires, mise à jour des données Iprofessionnel...