Elections TPE - TPA du 22 mars au 6 avril

Extrait de Expressions Solidaires (n° 99 février 2021)
mercredi 24 mars 2021

Du 22 mars au 6 avril 2021, les salarié·e·s des particuliers, employés des entreprises et des associations comptant moins de 11 salarié·e·s pourront voter par correspondance ou par voie électronique. Cela concerne près de cinq millions de personnes, presque 20 % des salarié·e·s !

Ces salarié·e·s électeur·trice·s des « TPE/TPA », nous les croisons tous les jours : ce sont les salarié·e·s de la boulangerie ou de la supérette du coin, les gardien·ne·s d’immeuble, les assistant·e·s maternel·le·s, des livreurs, des employé·e·s de la restauration, du commerce ou du bâtiment, des journalistes ou des chauffagistes, le/la salarié·e de l’association ou du comité d’entreprise que l’on fréquente, le/la journaliste de la radio locale, etc.

Les syndicats membres de Solidaires seront représentés par la liste de notre Union syndicale interprofessionnelle .

Les votes recueillis contribueront à améliorer notre représentativité dans les conventions collectives et au niveau interprofessionnel et national, et à déterminer le nombre de sièges attribués à Solidaires aux conseils de prud’hommes. Ce sera aussi le renouvellement dans chaque région des représentant·e·s d’organisations syndicales au sein des Commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI).

Pour pouvoir voter, il faut avoir été salarié·e par une entreprise ou une association de moins de 11 salarié·e·s, ou d’un particulier employeur (y compris les assistantes maternelles) :
• au cours du mois de décembre 2019 (même seulement quelques heures…)
• être âgé·e d’au moins 16 ans
• être inscrit·e sur la liste électorale du scrutin.

La forme du contrat de travail (CDI, CDD, CDD d’usage, intérimaire, CUI, contrat de professionnalisation, apprentissage, etc.) ou la nationalité française ne sont pas des conditions pour pouvoir voter.

Les salarié·e·s qui ont quitté l’entreprise au cours du mois de décembre 2019 ou après décembre 2019 (rupture du contrat de travail, fin de CDD ou de mission, départ en retraite, etc.) pourront voter.(…)

Et ces élections sont avant tout une campagne interprofessionnelle au niveau local, les Solidaires locaux sont bien souvent leurs premiers interlocuteurs, voire les seuls. On peut penser que ces élections favorisent les confédérations les plus connues du « grand public » mais l’expérience des dernières élections en 2016 de certains Solidaires locaux a démontré des bénéfices en termes de structuration en menant une campagne interprofessionnelle, en syndicalisation et en visibilité.

Ces élections sont l’occasion pour nous, de faire connaître notre syndicalisme de transformation sociale aux salarié·e·s les plus éloigné·e·s de nos implantations dans les « grosses boîtes » et administrations.(…)

Pour Solidaires, cette campagne n’est pas qu’électorale : il s’agit également de faire en sorte que plus de salarié·es connaissent leurs droits et l’intérêt de l’outil syndical pour se défendre.(…)