La mutuelle obligatoire MGEN - article Contrepoint janvier 2026

dimanche 11 janvier 2026


Comme annoncé dans le Contrepoint d’avril 2025, le forfait PSC disparaîtra à compter du 1er mai 2026, pour être remplacé par l’adhésion obligatoire des personnels relevant de l’Éducation nationale à la protection sociale complémentaire de la MGEN.

Qui est concerné ?

Cette mutuelle obligatoire concerne tous les personnels qui dépendent de l’Éducation nationale : enseignants et AESH. Les personnels OGEC et autres salariés de droit privé ne sont pas concernés et continuent de bénéficier du contrat collectif de l’établissement.

Selon quel calendrier ?

Dès MAINTENANT : il est fondamental de se connecter très régulièrement à la messagerie électronique professionnelle (@ac-creteil.fr / @ac-versailles.fr) afin de consulter les messages en provenance du rectorat et de la MGEN.
Mi-janvier à début mars 2026 : réception d’un mail d’affiliation sur la messagerie académique professionnelle. Chaque agent a 21 jours pour répondre au mail d’affiliation. Un lien vers la plateforme MGEN sera disponible. Attention à bien respecter ce délai, même si vous demandez une dispense. Une non-réponse entraînera une adhésion automatique à l’offre obligatoire.
À partir de février 2026 : penser à résilier sa mutuelle personnelle au 30 avril 2026.
Avril 2026 : Réception des cartes de tiers-payant.
1er mai 2026  : Affiliation et prise en charge par la MGEN.

Est-on vraiment obligé de souscrire à la MGEN ?

Il est possible de demander une dispense d’affiliation dans les quatre cas suivants :

1 - Être bénéficiaire d’un contrat individuel le 1er mai 2026.
Dans ce cas, le contrat individuel prend fin le 31 décembre 2026 ou à la date anniversaire du contrat individuel, sans pouvoir dépasser 12 mois. L’affiliation à la MGEN est obligatoire à la fin du contrat individuel.

2 - Être bénéficiaire d’un contrat collectif obligatoire en tant qu’assuré principal ou ayant droit. Dans ce cas, il est possible de rester affilié, sans limitation de durée, à ce contrat collectif et de ne pas cotiser à la MGEN.

3 - Être en CDD et disposer d’une mutuelle.
Dans ce cas, le maître peut ne pas souscrire au contrat MGEN tant que la position en CDD et l’adhésion à cette autre mutuelle se poursuivent.

4 - Être bénéficiaire de la CSS (Complémentaire de Santé Solidaire).
Dans ce cas, l’affiliation à la MGEN est obligatoire à la fin de la CSS.

NB : à compter du 1er mai 2026, les agents ayant demandé une dispense d’affiliation ne recevront plus le forfait PSC mensuel de 15 € pour participation à une autre mutuelle.

À quel prix ?

L’État prendra en charge 50 % du contrat socle, l’autre partie étant déduite de la fiche de paie. Si l’agent souscrit une option, elle sera prélevée sur son compte bancaire, et l’État en prendra en charge 50 % dans la limite de 5 euros mensuels.

Un outil d’estimation de la cotisation est consultable ici.

Un outil de simulation des remboursements, selon la nature des soins et les éventuelles options choisies, est consultable ici.

Les simulations de remboursement montrent clairement la faiblesse de la couverture apportée par ce contrat MGEN, y compris avec l’option 2, la plus onéreuse (+ 25,33 € mensuels). Par exemple, l’agent aura un reste à charge compris entre 28,75 € et 39,10 € pour la consultation d’un médecin spécialiste à 67 €. Le remboursement des frais d’optique pour une paire de lunettes avec verres simples laissera quant à lui un reste à charge variant de 156 € (option 2) à 196 euros (socle de base ou option 1).
Les agents parents auront tout intérêt, par ailleurs, quand ils le peuvent, à rattacher leur(s) enfant(s) à la mutuelle de leur conjoint non enseignant !

Une fois de plus, les agents relevant du Ministère de l’Éducation nationale se retrouvent les moins bien lotis de tous les agents de la Fonction publique !

Le CréSEP Sundep continue de revendiquer le 100 % Sécurité Sociale, seul dispositif social solidaire, où l’on cotise selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins.

Quid de la Prévoyance ?

La MGEN propose également aux personnels de l’Éducation nationale de cotiser pour une couverture de Prévoyance pour laquelle l’État participerait à hauteur de 7 €. Cette cotisation est superflue pour le moment pour les enseignants des établissements privés sous contrat qui bénéficient du contrat de Prévoyance souscrit par l’établissement d’exercice. Ce régime est plus favorable que celui des fonctionnaires. Il assure en effet une indemnisation au minimum égale à 95 % du revenu de base net, pour une cotisation de 0,3 % seulement indiquée sur la feuille de paie sous le libellé « COT. ASSURANCE PREVOYANCE ».

Hélas, cette Prévoyance des enseignants du privé sous contrat est en sursis : à la suite de la dénonciation, en juillet 2024, par les organisations patronales des accords de la convention concernant ce dispositif de Prévoyance, sa fin, prévue initialement en octobre 2025, a été repoussée à fin décembre 2026.

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